30 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

L’Europe et la guerre froide (suite II)

Les luttes culturelles (suite)

cold-war

 

– Aux Etats-Unis d’Amérique (en Europe paragraphe suivant car même capitaliste le           système culturel est différent)

Il convient d’entendre par “politique culturelle” un ensemble de pratiques sociales, conscientes et délibérées, d’interventions ou de non-interventions ayant pour objet de satisfaire certains besoins culturels par l’emploi optimal de toutes les ressources matérielles et humaines dont une société donnée dispose au moment considéré. Il s’agit de préciser certains critères de développement culturel et de lier la culture à l’épanouissement de la personnalité et au développement économique et social. Les Etats-Unis n’ont pas de position culturelle officielle, ni publique, ni privée et ouvre un large champ à la discussion et à la réflexion. La déclaration ci-dessus ne fait que constater un fait propre à des institutions de caractère fédéral. Les Etats-Unis ne peuvent pas adopter officiellement une politique régissant une entreprise sociale quelconque sans un immense effort qui suppose une modification de leur constitution. Les pouvoirs du gouvernement national sont limités à ceux que les Etats sont convenus de lui accorder. La responsabilité du développement culturel n’est pas au nombre des pouvoirs que les fondateurs des Etats-Unis ont jugé bon de confier au Congrès ou au président. La non-intervention devient alors, effectivement, une sorte de politique culturelle. Elle crée un espace négatif, ou libre, pour parler comme les sculpteurs. Si l’impossibilité de prendre directement position est un handicap à l’égard d‘autres problèmes, elle semble être un avantage en matière de politique culturelle. En déniant au gouvernement central le droit d’arrêter une politique, les Etats et le secteur privé sont obligés d’adopter des concepts répondant à leurs objectifs, ce qui aboutit à un pluralisme. La diversité en matière de politique culturelle est l’une des pierres de touche de l’attitude des Etats-Unis. Les Etats, les villes, les groupements et les particuliers sont libres d’adopter, indépendamment de Washington, des positions distinctes et originales. Une fois ces positions adoptées, aucun autre secteur de la société ne peut les soutenir ou les combattre officiellement. L‘autorité gouvernementale ne peut tout simplement pas être mise au service d’une propagande ou d’une politique, parce qu’il n’existe pas (officiellement). La politique culturelle aux États-Unis n’a aucune idéologie à maintenir. La seule doctrine officielle est que chacun est libre d’adhérer à la doctrine de son choix.

Néanmoins, le gouvernement fédéral applique un programme en faveur d’un minimum, comme pour la politique artristique du pays. En effet, il existe par exemple un organisme, appelé National Foundation on the Arts and Humanities, dont l’action revêt la forme de subventions et d’études. Comment l’existence de cet organisme est-elle compatible avec une politique culturelle de non-intervention ? En premier lieu, la loi portant création de la National Foundation interdit toute ingérence fédérale dans l’exécution d’aucun projet d‘un particulier ou d‘une institution quelconque. L‘organisme fédéral peut accorder une aide financière pour l’exécution d’un projet, une réalisation ou une étude dans des conditions acceptables aussi bien pour lui-même que pour le bénéficiaire, mais, une fois la subvention accordée, le bénéficiaire peut agir en toute liberté dans le cadre de l’accord conclu. En second lieu, la loi en vigueur stipule que la participation fédérale ne peut dépasser 50 % du coût total de l’exécution d’un projet quelconque faisant intervenir une institution artistique (la non-intervention de l’État fédéral fait de la majorité de la population une population culturellement médiocre, voir nulle). Toutefois, l’organisme fédéral peut consacrer 20 % de la totalité des crédits qui lui sont alloués chaque année à l’exécution de certains projets, sans tenir compte de cette limite de 50 % du coût total. Cette dernière disposition est destinée à permettre à l’organisme fédéral de maintenir entièrement le contrôle de certaines études utiles; et parfois, mais pas dans tous les cas, elle permet aussi d’aider les bénéficiaires dont les ressources financières sont des plus limitées.

On peut facilement conclure qu’aux Etats-Unis, l’aide fédérale est exclusivement réservée à l’exécution de projets isolés par conséquent la majorité des américains sont exclus des moyens de l’Etat central dans le domaine éducatif.

C’est là une supposition compréhensible. Comme nous le montrerons plus loin par des exemples détaillés, il est trop important d’avoir, à l’échelon national, une vue d‘ensemble des problèmes du développement culturel pour que le gouvernement fédéral se contente de constituer une sorte de tirelire, d’où il veut tout de même avoir le contrôle total de la politique culturelle. Les Etats, les pouvoirs locaux et les institutions privées n’ont pas assez de recul pour se rendre compte des besoins culturels sur le plan national. Dans de nombreux cas, les limites de leurs compétences respectives leur interdisent d’agir s’ils constatent l’existence d’un besoin important. Mais sans pouvoirs absolus, que peut faire le gouvernement national en faveur des projets culturels? Il lui faut simplement commencer par s’informer, user de persuasion, obtenir l’accord de tous les intéressés et employer l’argument puissant du soutien financier afin de s’assurer des contrôles des projets. Les solutions finalement adoptées se caractérisent en général par un engagement permanent. Presque aucun projet important ne peut être exécuté sans qu’il soit nécessaire de persuader un autre secteur social de prêter son concours, mais une fois que l’engagement est pris, le soutien accordé tend à être plus durable et plus enthousiaste (comme dit, cela dépend des projets).

Il y a donc là une limitation et un avantage pour le gouvernement Fédéral.

Exemple de projet

Le projet que je vais décrire ci-après fait clairement ressortir d’une part les problèmes auxquels on se heurte et d’autre part les aspects positifs de la situation. Dans le cas en question, les autorités fédérales avaient acquis la conviction que le théâtre classique était mal enseigné dans les écoles secondaires et qu’une bonne présentation de ces œuvres classiques permettrait d’obtenir certains avantages d’ordre assez général en matière d’éducation. L’action entreprise dans le cadre du programme fédéral en faveur des arts visait trois objectifs :

- Prouver aux autorités scolaires que le théâtre de qualité a une importante contribution à apporter à l’enseignement.

- Susciter un public futur pour le théâtre de qualité.

- Offrir des possibilités d’activité artistique et d‘emploi à des acteurs qualifiés et expérimentés.

Le premier organisme à convaincre était « l’Office «of Education des Etats-Unis ». Le projet devait être approuvé du point de vu pédagogique et obtenir une aide financière importante. Une fois acquise la coopération de cet autre organisme fédéral, il fallait choisir les lieux d’exécution du projet. Dans une ville, un théâtre local de répertoire, à but non lucratif, est incité à étendre ses activités et à s’installer dans d’autres locaux pour participer à la réalisation du projet. Dans les trois villes intéressées, on a dû faire appel aux ressources financières des écoles locales et modifier leurs programmes d’enseignement, et les autorités scolaires ont été amenées à collaborer à cette entreprise et à y engager des fonds. Et, les autorités culturelles de l’Etat intéressé ont été incitées à fournir une aide financière symbolique. Au total, un organisme fédéral, un établissement privé local, une autorité publique locale et un service administratif de l’Etat intéressé. Outre l’organisme fédéral qui avait pris l’initiative de l’entreprise, ont été étroitement associés à l’exécution d’un projet important, résultant d’une idée initialement formulée à l’échelon fédéral. Si tout cela avait été accompli directement en vertu d’une décision fédérale, on n’aurait probablement pas obtenu un succès aussi complet ni aussi large.

Le rôle des autorités fédérales est limité.

Dans les dispositions législatives fondamentales, le Congrès reconnaît que la culture relève de l’initiative locale, privée ou individuelle, et que les autorités fédérales ont pour rôle d’appuyer et d’encourager cette initiative.

Néanmoins, au cours des années qui se sont écoulés depuis la création de la National Foundation, ce rôle s’est modifié pour prendre le caractère d’une relation d’association, dans laquelle l’organisme fédéral joue souvent un rôle d’animateur et de conseiller, tandis que les ressources locales, tant publiques que privées, fournissent l’essentiel des fonds et des services administratifs.

Nous examinerons plus loin le rôle financièrement plus important des fondations privées, mais ce mode d’action des autorités fédérales et la possibilité de déduire du revenu imposable les sommes versées à des fins philanthropiques sont des aspects marquants de la politique culturelle.

S’agit-il là d’une politique culturelle ? Oui. Nous nous trouvons en effet devant un ensemble de pratiques sociales conscientes, d’interventions ou de non-interventions ayant pour but de satisfaire des besoins culturels par l’utilisation de toutes les ressources matérielles et humaines dont dispose la société.

A l’heure actuelle, la politique culturelle des Eats-Unis consiste à encourager délibérément des forces culturelles multiples, conformément aux traditions du pluralisme du pays, en faisant jouer au gouvernement fédéral un rôle restreint sur le plan financier mais de première importance comme animateur et partenaire inventif, et comme centre de convergence des besoins culturels de la nation. Toutes les demandes de subventions importantes doivent être examinées par le conseil compétent avant que le président d’université prenne une décision, mais le président n’est pas réglementairement lié par les recommandations du conseil. Les présidents font rapport directement et exclusivement au Président des Etats-Unis.

639 milliards de dollars de budget de la défense US tous les ans. Là se trouve l’interventionnisme fédéral au détriment du social. Ce chiffre peut expliquer à lui seul le pouvoir central sur tous les Etats qui se veulent indépendants  et le contrôle de certaines universités hypers subventionnées, même pour les idées les plus sogrunue.

Les efforts ne sont pas mis sur la société mais sur les plus offrants. Ca marche au début car le gain est rapide et substantiel, mais à long therme il est voué à l’échec. Aucun contrôle ne peut être réellement effectué sur de telles sommes. Et entre-temps la population se paupérise intellectuellement (même les canadiens ne connaissent plus d’où vient leur nom, nous ne sommes qu’à la troisième génération de francais installés là-bas).

(https://www.capital.fr/votre-carriere/l-impressionnant-magot-de-l-universite-harvard-960408)

Lire le lien, c’est très intéssant.

En conclusion, ou vous avez de la chance et êtes fils ou fille de famille aisée, pas de problèmes. Sinon vous êtes comme toutes les personnes que la politique capitaliste a importé, souvent de force car en réalité il s’agissait d’une demande de main d’oeuvre à bas coût; c’est tout (ésclavagisme et aujourd’hui carte verte). Autrement, les US n’ont pas besoin de vous.

Heureusement, en Europe l’Histoire joue encore son rôle (en formant ses enfants) et dans le reste du monde aussi.

J’ai oublié le pouvoir de l’Image, ca va venir. Hollywood et tout ca…

 

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les Américains intensifient leur propagande à travers le cinéma. il était évident qu’ils allaient utiliser, pendant la période de la guerre froide, ce moyen qui fut d’une efficacité incontestable. Cela leur permet d’exporter leur culture : l’american way of life. La propagande se retrouve au sein de beaucoup de genres cinématographiques comme l’espionnage, la science-fiction et le fantastique par exemple. La lutte anticommuniste « bat son plein surtout sous le maccarthysme » et la propagande est au service de cette lutte par le septième art. C’est en 1947 que s’ouvre à Hollywood la période de la chasse aux sorcières. Le gouvernement américain, pendant la période de la guerre froide, traque sans merci tout individu suspecté de sympathie communiste. Ce mouvement, initié par Joseph McCarthy (1908-1957), sénateur républicain du Wisconsin depuis 1947.

L’un des genres le plus touché par la propagande a été la science-fiction. Celle-ci est l’une des plus intéressantes car l’on peut aborder des sujets sérieux voire angoissants sous forme de métaphores ou d’allégories. On a peur de l’autre, faut avoir peur de l’autre, alors l’imagination voir l’imaginaire s’installe facilement dans les ésprits. On met le paquet question finance pour améliorer les techniques de prises de vu, les meilleurs acteurs (tout ca  ressemble au nazisme) femelles ou mâles sont mis à contribution, absolument pas représentatifs de la société. Mais ca marche. Vaincus, les européens sont les seuls consommateurs (le chewin gum). The américan way of life venait de naitre aux frais de la princesse. (C’est vrai je n’ai pas encore parler du plan Marshall).

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