08 septembre 2017 ~ 3 Commentaires

l’Europe et la guerre froide (suite I)

 

europe-1948-1989

INTRODUCTION

L’Europe est tuée. C’est la gonzesse du monde. Elle qui fait partie de l’intelligence humaine, elle va se mettre à genoux devant deux immenses Etats; l’URSS et les USA. Bordel, pourtant…La France a perdu des guerres puis son empire, l’Angleterre a perdu aussi le sien, c’est vrai que c’est minable. La méchanceté est là, on construit un Etat. Israël avec les arabes pour du pognon.

L’Europe renaît, Berlin est prise d’assaut par les russes et les américains. quand j’ai vu un soldat américain insulter une femme allemande qui n’avait rien, on avait compris.

Les russes avaient perdus 20 000 000 de soldats alors que les américains 150 000. Rien a voir. La guerre est lancée. L’Europe n’a aucune priorité ce sera juste un terrain de jeu, Russes vs USA. Il s’agira d’un affrontement culturel, politique et militaire.

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Les idéologies

On est parvenu aujourd’hui au point ou on peut indiquer brièvement ce qu’est devenue la crise dans notre époque. Bien évidemment, il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance vis-à-vis de la société, mais il ne vit pas cette dépendance comme un atout ou comme une force protectrice mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels et, de ce fait, pour son existence économique; voir son existence tout court. Sa position dans la société est telle que ses tendances égotiques de son être sont constamment stimulées alors que ses tendances sociales, qui par nature sont faibles et se détériorent progressivement. Tous les Etres Humains, quelles que soient leurs positions sociales, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers, sans savoir, de leur propre égotisme, ils se sentent en danger. Isolés et empêchés de jouir de la vie simplement et innocemment.

L’Homme ne peut trouver de sens à la vie qui est brève et périlleuse qu’en se dévouant à la société. L’anarchie économique de la société capitaliste telle qu’elle existe aujourd’hui est la véritable source du mal. Nous avons devant nous une immense communauté de producteurs dont les membres cherchent sans cesse à se priver mutuellement du fruit de leur travail collectif, non par la force mais dans l’ensemble, en parfaite conformité avec les règles légalement établies. Dans cette perspective, il est important de réaliser que les moyens de production c’est-à-dire toute la capacité de productivité requise pour produire à la fois les biens de consommations et les biens d’équipements supplémentaires peuvent être légalement, et le sont en grandes parties, la propriété privé de certains individus. Pour faire simple, est nommé travailleurs tous ceux qui ne sont pas propriétaires des moyens de productions. Le propriétaire des moyens de production est en mesure d’acheter la force de travail du travailleur. En se servant de ses moyens de production, le travailleur produit de nouveaux biens qui devient la propriété du capitaliste.

Le point essentiel dans ce processus est le rapport entre ce que le travailleur produit et ce qu’il est payé; donc de mesurer en terme de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est libre, ce que le travailleur reçoit est déterminé non pas par la valeur réelle du produit mais plutôt par ses besoins minimum, et par le rapport entre les demandes du capitaliste en force de travail et le nombre de travailleurs disponibles sur le marché. Il est important de comprendre que même dans la théorie, la paye du travailleur n’est pas déterminée par la valeur de ce qu’il produit.

Le capital privé tend à se concentrer en peu de main d’œuvre, en partie à cause de la concurrence entre capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encourage la formation d’unité de productions plus larges au détriment des plus petites( les fusions par exemple). Le résultat de cette évolution est une oligarchie de capitalistes dont son incroyable pouvoir ne peut être contrôlé, pas même par une société dont le système politique est démocratique. Cela est d’autant plus vrai que les membres du corps législatif sont choisis par les partis politiques dont ils sont largement financés par les capitalistes qui éloignent les électeurs du corps législatif.  

Par conséquent, les représentants du peuple ne défendent pas suffisamment les intérêts des moins favorisés. Plus encore, dans de telles conditions il est inévitable que les capitalistes contrôlent directement ou indirectement les principales sources d’informations, presse, TV , radios ou même l’éducation. Il est dès lors extrêmement difficile et, dans la plupart des cas, absolument impossible pour le citoyen de parvenir à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques et sociaux.

La situation qui prévaut dans une économie fondée sur la propriété privée du capital est ainsi caractérisée par deux principes essentiels : premièrement, les moyens de production du capital sont des propriétés privés et les propriétaires en disposent comme bons leur semblent. Deuxièmement, leur contrat de travail est libre (bien sur il n’y a pas de société purement capitaliste en ce sens). En particulier, il faut noter que les travailleurs, par des luttes politiques longues et acharnées, ont réussi à garantir une forme quelque peu améliorée de contrat de travail libre pour certaines catégories de travailleurs. Mais dans l’ensemble, l’économie actuelle n’est pas très éloignée d’un capitalisme pure et dure. La production vise le profit et non l’utilité. Rien ne garanti que les gens pouvant et voulant travailler trouveront toujours un emploi car il existe presque toujours une armée de chômeurs. Le travailleur vit constamment dans la crainte de perdre son emploi et comme les chômeurs et travailleurs mal payés ne constituent pas un marché rentable, la production des biens de consommations est réduite et il en résulte de grandes difficultés. De plus, il est fréquent que les progrès technologiques engendrent plus de chômage qu’un allègement global de la charge de travail. La soif du profit jointe à la concurrence entre capitalistes est responsable d’une instabilité dans l’accumulation et dans l’utilisation du capital qui conduit à des dépression de plus en plus violentes et récurrentes. La concurrence sans limite engendre ainsi un gaspillage du travail considérable et paralyse la conscience sociale des individus, comme je l’indique en début de paragraphe.  

Cette apathie des gens est le pire mal du capitalisme, car le système éducatif est lié à ce mal, une seule vision des choses qui nous est imposée. Cela fabrique des machines humaines mal renseignées. Attitudes de compétitions exagérées, les enfants n’ont plus leur place. Et quand ils ont leur place, ils sont formés dans le culte du gain à tout prix.

Il n’y a qu’une façon d’éliminer ce terrible mal, à savoir en mettant en place une économie socialiste accompagnée d’un système éducatif orienté vers des objectifs sociaux.

Dans une telle économie, les moyens de production sont possédés par la société elle-même et sont employés de façon planifiée. Une économie planifiée qui ajuste la production aux besoins de la communauté, distribuerait le travail à faire entre ceux qui sont en mesure de travailler et garantiraient les moyens d’existence à chaque homme, femme et enfants. L’éducation d’un individu, en plus de stimuler ses propres facultés innées, s’efforcerait de développer en lui un sens de la responsabilité à l’égard de ses semblables. Au lieu de glorifier, comme dans la société actuelle, le pouvoir et le succès.

Mais il est nécessaire de se rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une économie planifiée peut en tant que telle s’accompagner d’un asservissement total de l’individu comme on l’a vu au siècle précédent et comme nous pouvons le constater encore en Corée du Nord ou même en Chine. La réalisation du socialisme exige de résoudre plusieurs problèmes sociaux politiques extrêmement difficile. Comment est-il possible, dans la perspective d’une centralisation de grande ampleur du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute puissante et arrogante ? Comment peut-on protéger les droits individuels et comment assurer un contrepoids démocratique au pouvoir bureaucratique ? Il s’agit de clarifier les buts et les problèmes du socialisme.

Il faut lever tous les tabous

 

Les luttes culturelles

Le concept de politique culturelle suppose une double réflexion préalable. L’une au niveau de la notion même de culture, qui tend actuellement à embrasser pratiquement toute l’activité humaine et son environnement social et idéologique. L’autre au niveau de la finalité de toute culture, qui doit se baser sur la prise de conscience qu’une communauté humaine possède de son propre mouvement historique et en fonction de quoi elle tend à affirmer la continuité de son être propre et à en assurer le développement.

Cette dernière idée nous paraît essentielle pour poser d’emblée la question qui nous préoccupe dans le contexte précis de l’originalité symbiotique de la culture et de l’histoire. En fait, aborder les problèmes culturels c’est évoquer une expérience qui dépasse peut-être la dimension d’un pays.

En Union des Républiques Socialistes Soviétiques (puis des pays de l’Est – Pacte de         Varsovie)

C’est Lénine (1870-1924) qui a jeté les bases de la politique culturelle de l’État soviétique. Il a fait ressortir qu’après la victoire de la révolution socialiste, « l’essor culturel est une tâche des plus urgentes ». Lénine ne concevait pas de progrès économique et politique dans le pays sans une instruction suffisante des ouvriers et des paysans, sans le développement culturel de la masse populaire. Il s’est efforcé non seulement de faire de toutes les conquêtes, de la culture le patrimoine du peuple entier, mais aussi de faire participer les travailleurs à l’édification culturelle. Il écrivait : « Au sein de la classe ouvrière et de la paysannerie, ces talents constituent une source intarissable et encore intacte, la Révolution d’octobre engage les travailleurs dans la voie où ils créent eux-mêmes la vie nouvelle. » L’édification de la culture socialiste signifie un renversement de la vie spirituelle de la société, la création d’une culture essentiellement nouvelle, de la culture socialiste, dont l’essence même est déterminée par une conception progressiste du monde. La conception marxiste du monde est la seule expression juste des intérêts, des vues et de la culture du prolétariat révolutionnaire.  A mon avis.

Il a introduit le concept de « révolution culturelle » y voyant un élément constitutif de l’édification de la société nouvelle en URSS (puis dans les pays faisant partie du Pacte de Varsovie) et du développement de ce qu’il y avait de meilleur dans l’ancienne culture. « Nous ne saurions résoudre ce problème si nous ne comprenions pas bien que c’est seulement la parfaite connaissance de la culture créée au cours du développement de l’humanité et sa transformation qui permettront de créer une culture prolétarienne ».  

La Révolution d’octobre a donc déterminé l’orientation socialiste de l’évolution de la société en URSS et créé les conditions nécessaires à la transformation socialiste de la culture. En cent ans, la société soviétique (puis Russes depuis 1989) a franchi une série d’étapes allant de la conquête du pouvoir politique par les travailleurs et de leur mainmise sur les mécanismes socio-économiques du pays à l’édification de la société socialiste jusque dans les années 70 et au passage progressif à la société communiste jusqu’en 1989. Mais les conditions et les tâches de l’action culturelle et de la politique culturelle changeaient d’une étape à l’autre, en même temps que les problèmes du développement général. Il faut noter que le système éducatif et culturel actuel, sous l’emprise du pouvoir par Poutine, est encore plus rationalisé qu’à l’époque soviétique. On le voit par le développement fulgurant des connaissances des russes depuis la chute du mur de Berlin, que ce soit dans les nouvelles technologies, l’agriculture et même le cinéma.

La première étape de l’édification culturelle (1917-1927) est l’époque du devenir de la culture socialiste soviétique, le début de la révolution culturelle. La question de principe la plus importante qu’il a fallu résoudre au cours de cette période était la suivante : sur quelle base et dans quelle direction devait se développer la culture de la société nouvelle. Mais il se trouva des « ultra-révolutionnaires » qui exigeaient l’abandon de tout l’héritage culturel du passé comme étant un héritage bourgeois, et la création sur des bases entièrement nouvelles d’une culture dite prolétarienne. Lénine et ses partisans se sont résolument opposés à une façon aussi barbare de considérer les acquisitions du développement séculaire de la culture. Dans un discours prononcé au 3e congrès de l’Union de la jeunesse, le 4 octobre (jour et mois de naissance de mon gosse) 1920, Lénine a tenu à montrer que la classe ouvrière et son parti étaient les seuls et légitimes héritiers et continuateurs de tout ce que les générations précédentes avaient créé de positif dans le domaine de la culture. Une grande attention a été accordée au développement de l’éducation et à la lutte contre le honteux héritage du passé qu’était l’analphabétisme d’une très grande partie de la population. Des écoles et des cercles d’alphabétisation furent créés, ainsi que des écoles d’adultes. Tous les obstacles risquant de limiter l’accès des travailleurs à l’instruction secondaire et supérieure furent écartés. On jeta les bases d’un nouveau système d’instruction publique, fondé sur le caractère de service public de l’enseignement. A cette époque, les travailleurs intellectuels étaient peu nombreux. On fit appel au début à l’ancienne intelligentsia, ce qui aida le pays à sortir d’une situation difficile. Puis commença la renaissance culturelle des populations arriérées. C’est au niveau des villages que furent faits les premiers pas dans l’édification de la nouvelle culture.

La deuxième étape de la révolution culturelle (1928-1958 dont la méthodologie sera accélérée dans les pays du bloc de l’Est à partir de 1955 pour rattraper l’URSS) est une période de transformation générale et profonde de la culture dans l’esprit socialiste. La politique culturelle fut orientée vers la formation d’une nouvelle élite intellectuelle issue des milieux ouvriers, l’enrôlement définitif des anciennes élites dans le camp soviétique, l’instauration dans le pays de l’instruction obligatoire dès six ans, l’essor de la science et de la culture artistique, la suppression de l’écart culturel entre les travailleurs intellectuels et les travailleurs manuels, entre la ville et les campagnes et entre les divers peuples de l’URSS et l’établissement de relations culturelles internationales et leur extension. Cette politique a eu pour résultat de modifier radicalement la vie culturelle du pays, de rattraper un retard immense, de permettre les remarquables réalisations de la science, de développer une culture artistique, de renforcer l’autorité et l’influence de la culture soviétique dans le monde. Ce fut une authentique révolution culturelle.

La troisième étape (jusqu’en 1989 dû à l’effondrement de l’empire mais qui a repris de plus belle depuis une bonne dizaine d’années), est celle de l’achèvement de la révolution culturelle : la culture socialiste se transforme progressivement en culture communiste. L’édification du communisme et de ses bases techniques et matérielles dépend en grande partie de l’élévation du niveau culturel du peuple. La fonction éducative de l’action culturelle prend une dimension nouvelle et considérable. Le caractère du développement culturel se modifie fondamentalement, il devient régulier, constant et ininterrompu. La riche expérience culturelle accumulée, l’existence d’un grand nombre d’animateurs culturels et une solide base matérielle permettent désormais de résoudre des problèmes sociaux et d’accélérer le processus du développement économique.

Comme dit précédemment, à l’heure actuelle, la politique culturelle de la Russie repart de plus belle et est orientée vers la généralisation de l’enseignement secondaire obligatoire, l’extension de l’enseignement supérieur, le développement de la science et l’application de ses résultats à l’économie nationale (comme nous pouvons le constater militairement par exemple), l’intégration de la science et de la production et le développement puissant des relations internationales.

 

3 Réponses à “l’Europe et la guerre froide (suite I)”

  1. why do not we learn that?

  2. Muy bien. Very good presentation but why you never talk about women in your articles? Do they not exist? In spain we have many resistant and intellectual women …

    • Hola Aitana. Gracias por tu comentario. Estoy preparando un articulo « Mujeres especiales en la historia » y si hablo perfectamente castellano.
      Hablaremos de mujeres en diferentes guerras y sus roles. También revisaré el franquismo durante la Guerra Fria y las diferentes intervenciones
      de las mujeres espanolas durante este periodo..


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